Accueil
Remonter
Fnama
Les associations régionales
News
Les journées nationales
Les textes officiels
Liens intéressants
DU de Médecine Agréée
Bibliographie
Publications
Conseils
Répertoire des métiers
Questions - Réponses
Maladies professionnelles
SY.NA.M.A.A.P

 

L'épaule vue par le médecin agréé

Questions d'aptitude, d'imputabilité, d'IPP...


samedi 06 octobre 2001

Institut International Supérieur de Formation des Cadres de Santé
162, avenue Lacassagne Lyon 3ème
 



Objectifs

Passer en revue les différentes missions que le médecin peut avoir à remplir, en examinant les problèmes qui peuvent être posés par une pathologie de l'épaule.


Experts

  • Dr Gilles BRUYERE, rhumatologue

  • Dr Laurent NOVE-JOSSERAND, orthopédiste

  • Pr Alain BERGERET, médecin du travail

  • Dr Bernadette SYSTCHENKO, médecin agréé (le matin)

  • Dr BENKETIRA, médecin agréé (l’après-midi)

[ haut de page ]


Programme

09 :00 Introduction

  • Présentation de la journée par le médecin agréé

  • L'épaule vue par le rhumatologue : examen clinique, tableaux cliniques fréquents

  • L'épaule vue par l'orthopédiste : la chirurgie : apport actuel et récupération après

  • L'épaule vue par le médecin du travail : le tableau 57

09 :45 atelier 1

  • Aptitude à la fonction publique

  • CLM

  • Reprise ou inaptitude définitive

10 :45 Pause

11 :15 Plénière

  • Synthèse des ateliers

  • Questions aux experts

14 :00 Ateliers

  • Accident de service (imputabilité)

  • Maladie professionnelle (tableau 57)

  • Chiffrer l'ATI pour une pathologie de l'épaule

15 :00 Plénière

  • Synthèse des ateliers

  • questions aux experts

[ haut de page ]


Cas cliniques

Atelier 1 cas clinique n° 1

Madame X… 42 ans est vue pour une décision d'embauche d'aide-soignante dans la fonction publique.
A l'anamnèse elle rapporte des antécédents de pathologie d'épaule droite qui est son côté dominant. Cela s'est déroulé il y a 5 ans avec une période de douleurs de plusieurs semaines. Madame X… se souvient avoir été soulagée par une infiltration. Elle montre une radiographie de l'époque qui met en évidence une calcification du tendon du sus-épineux. Elle dit ne plus souffrir actuellement.
Quelle est la conduite à tenir ?

 

Atelier 1 cas clinique n° 2

Madame Y…57 ans souffre de son épaule droite depuis près de 10 ans. Elle est femme de service à la mairie. Son impotence fonctionnelle a été fluctuante mais a nécessité à plusieurs reprises des périodes d'arrêt de travail de plusieurs semaines. Elle est en général améliorée par des moyens thérapeutiques médicaux.
Elle vient de bénéficier d'un examen arthroscanner qui montre une rupture de la face profonde du sus-épineux. Elle est alors vue pour la décision d'un congé longue maladie : quelle est la conduite à tenir ?

 

Atelier 1 cas clinique n° 3

Monsieur B… Roger, 45 ans, est linger de son état. Il est très sportif (ski, foot, musculation, footing). Il n’a pas d’antécédent articulaire particulier.
Il a présenté le 4 janvier 2000 une chute assez violente en ski. La douleur a été immédiate et il a été obligé d’arrêter le ski. Le médecin de station qu’il a consulté n’a rien décelé à l’examen clinique et radiographique. Il a été immobilisé en attelle coude au corps. Un traitement anti-inflammatoire et antalgique a été instauré.
En rentrant, il a consulté son médecin traitant qui a rajouté de la rééducation devant l’évolution plutôt favorable.
Au bout de 2 mois, Mr B… va mieux. Il a récupéré une épaule souple lui permettant d’avoir une vie quotidienne satisfaisante. Il reste cependant douloureux au moindre effort avec même des douleurs nocturnes. Un bilan de coiffe a été réalisé devant la persistance des symptômes. Une rupture distale transfixiante du tendon sus-épineux a été mise en évidence. Les autres tendons et muscles de la coiffe sont sains. Il persiste un épanchement de la bourse sous-acromio-deltoïdienne.
Finalement Mr B… a repris son travail, en mars 2000, au bout de 2 mois et demi sur un poste aménagé temporaire (1 an) où il n’a aucun geste répétitif ou effort à faire avec les bras. Il va bien (mais il n’a repris que le footing comme activité sportive).
Nous sommes maintenant en décembre 2000, soit 9 mois après sa reprise sur poste aménagé. La situation clinique est inchangée. Mr B… assure son travail sur poste aménagé mais ne peut pas forcer avec son épaule. Devant l’impossibilité de reprendre la totalité de ses activités physiques, Mr B… consulte un spécialiste qui lui propose de l’opérer pour réparer la rupture de la coiffe des rotateurs.

QUESTION : Faut-il opérer Mr B… dans l’optique de pouvoir reprendre son activité professionnelle initiale ou faut-il envisager une inaptitude définitive sur son poste initial et s’orienter vers un reclassement professionnel ?

Réponse argumentée : reprise ou inaptitude définitive ?

 

Atelier 2 cas clinique n° 1

Mr C… , 30 ans, est gardien de la paix. Il est judoka et a pratiqué beaucoup de compétition jusqu’à l’âge de 23 ans. Il est rentré dans la fonction publique à l’âge de 25 ans en tant que gardien de la paix. Lors de la visite d’embauche, il n’a rapporté aucun antécédent particulier alors qu’il présente une instabilité antérieure récidivante de l’épaule droite ayant en particulier motivé l’arrêt du judo à haut niveau. Il avait présenté 3 luxations franches réduites en secteur hospitalier et plusieurs subluxations spontanément réduites.
Lors d’une situation conflictuelle, il a présenté une subluxation de cette même épaule droite en prenant un objet en arrière dans le fourgon. Il n’a pas pu participer à l’interpellation. Cet accident de subluxation spontanément réduite a été déclaré comme un premier accident d’instabilité survenu en service. Le bilan radio réalisé à ce moment montrait l’existence d’une encoche humérale postérieure nette en rotation interne et une fracture du pôle inférieure de la glène consolidée en position vicieuse sur le cliché de profil de Bernageau. Après un arrêt de 3 jours, il a pu reprendre son poste dans de bonnes conditions.
Un mois plus tard, il a présenté 2 récidives en l’espace de 8 jours sur des mouvements très banals.
La consultation médicale auprès du spécialiste débouche sur une proposition de stabilisation chirurgicale. Le bilan radio est typique de l’instabilité antérieure de l’épaule 

Questions

  • L’indication opératoire doit-elle être retenue ?

  • L’imputabilité au service doit-elle être retenue ?

Réponse argumentée : accident de service : imputabilité ?

 

Atelier 2 cas clinique n° 2

Madame Z…45 ans travaille depuis 10 ans au tri postal en effectuant ainsi des gestes répétitifs avec les membres supérieurs à hauteur de la taille environ 4 heures par jour.
Elle souffre de son épaule droite depuis 2 mois avec des douleurs nocturnes. Elle a bénéficié de soins de physiothérapie (ionisations), de kinésithérapie et d'une infiltration sans grand résultat.
Les radiographies récentes montrent une calcification du supra épineux et la présence d'un bec acromial sur le profil de coiffe. Une demande de prise en charge en maladie professionnelle a été établie : quelle est la conduite à tenir ?

[ haut de page ]


Les différents tests de l'examen clinique de l'épaule

  • test de Neer

    • explore un conflit sous acromial

    • technique

      • le patient est assis

      • l'examinateur se place derrière, une main stabilise l'épaule, l'autre effectue une élévation antérieure passive et recherche une douleur entre 80 et 100°

  • test de Hawkins

    • explore un conflit sous acromial

    • technique

      • le patient est assis, membre supérieur en élévation antérieure à 0°, coude fléchi à 90°

      • apparition d'une douleur en rotation externe contrariée (élévation de la main)

  • test de Yocum

    • explore un conflit sous acromial

    • technique

      • le patient est assis, la main sur son épaule controlatérale

      • apparition d'une douleur lors de l'élévation contrariée du coude

    • démonstration : site Univadis (inscription gratuite)

  • palm-up test

    • explore le long biceps

    • technique

      • membre supérieur en élévation antérieure à 90°, coude en extension, paume de la main vers le haut

      • apparition d'une douleur lors de l'élévation antérieure contrariée du bras

  • test de Patte

    • explore l'infra épineux

    • technique

      • membre supérieur en abduction à 90°, coude fléchi à 90°, paume dirigée vers l'avant

      • apparition d'une douleur lors de la rotation externe contrariée du bras (main dirigée vers l'arrière)

  • test de Jobe

    • explore le supra épineux

    • technique

      • les 2 membres supérieurs en élévation antérieure de 30° et en abduction de 30°, pouces vers le bas

      • apparition d'une douleur en s'opposant à ce mouvement

    • démonstration : site Univadis (inscription gratuite)

  • lift-off test

    • explore le sous scapulaire

    • technique

      • coude fléchi à 90°, main dans le dos, paume vers l'arrière

      • l'examinateur attire la main vers l'arrière et la relâche

      • apparition d'une douleur à ce moment

[ haut de page ]


Devenir des calcifications de l'épaule

Les calcifications de péri arthrite calcifiante sont fréquentes. Ces calcifications entrent souvent dans le cadre de la maladie des calcifications tendineuses multiples " décrite par Welfling ou encore appelées " rhumatisme à apatite ". Liée aux dépôts d’apatite, les dépôts siègent surtout sur la coiffe des rotateurs et particulièrement dans la zone critique du tendon du sus épineux.
On ne rattache pas la présence des calcifications avec la dégénérescence trophique des tendons mais relèvent d’un processus actif, idiopathique, à médiation cellulaire. Ces calcifications peuvent être asymptomatiques (6 % des cas), bilatérales (une fois sur 5) et entraînent des épaules douloureuses à l’abduction avec parfois sensation d’accrochage, soit un tableau d’épaule aiguë hyperalgique. Ces calcifications peuvent se libérer dans les cavités de voisinage et se traduire par un fin dépôt calcique dessinant la bourse sous acromio-deltoïdienne.
Généralement, aucune rupture n’accompagne ces calcifications.
Devant les formes tenaces, la ponction-aspiration radioguidée permet d’évacuer une partie du dépôt calcique et de déclencher un processus de résorption dans les jours suivants. Cette ponction donne souvent de bons résultats mais dans les cas rebelles, on peut faire appel à la chirurgie pour procéder à l’ablation des calcifications superficielles. Cette intervention pouvant être réalisée sous chirurgie à ciel ouvert ou sous bursoscopie.


Bibliographie

  • Gaudin Ph., Pittet-Barbier L. Conduite à tenir devant une épaule douloureuse - Juillet 2003 (mise à jour juillet 2005)

  • Bonnel F., Boutry N., Cotten A. et al., Pathologie non traumatique de l'épaule, Rev Prat, 1999, 49 (13) : 1383-1409

  • Chanussot J.-C., Danowski R.G., Rééducation en traumatologie du sport. Membres supérieurs et tendons, Paris, Masson, 1999 : 11-36

  • Gilberg S., Partouche H., Cas cliniques en médecine générale, Médecine-sciences, Flammarion, 2004 : 79-83

[ haut de page ]


Envoyez un courrier électronique au Dr Pierre Wolf pour toute question ou remarque concernant ce site Web.
Page mise à jour le 13/04/2011