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Les 3èmes Journées de la Médecine AgrééeLes affections chroniques de
l'appareil locomoteur :
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lundi 10 novembre 2003 |
08:30 Accueil
09:00 Allocution d'ouverture : Maire de Lyon, Directeur Général des HCL - Introduction des journées
Pathologie rhumatismale
09:30 Les arthropathies inflammatoires : prise en charge au long cours Pr Tebib, rhumatologie, CHLS Lyon
10:15 Les hernies discales : prise en charge des séquelles post-chirurgicales Dr Le Blay, médecine physique et réadaptation, Les Massues, Lyon
11:00 Pause : (Porte 11)
11:30 Tendinopathies chroniques de l'épaule : prise en charge thérapeutique et pronostic, Dr Noël, rhumatologie, hôpital Edouard Herriot Lyon
La Fibromyalgie et le SFC
12:15 Les syndromes médicalement inexpliqués chroniques : fibromyalgie et syndrome de fatigue chronique, Pr Rousset, médecine interne, CHLS Lyon
13:00 Repas à la Taverne de Maître Kanter (angle Place Bellecour - rue de la Charité)
14:30 Introduction de l'après-midi : résultats de l'étude de consensus et enquête auprès des DDASS
Séance plénière
15:00 Fibromyalgie et Syndrome de Fatigue Chronique Président de séance, Pr Hatron, médecine interne, CHU Lille
Quel bilan avant de porter le diagnostic ? Dr Gonnaud, Neurologie, CHLS Lyon
Approche rhumatologique des syndromes polyalgiques Dr Larbre, rhumatologie, CHLS Lyon
Troubles digestifs associés, Dr Bachet, médecine interne, CH St Joseph - St Luc, Lyon
Troubles du sommeil, Dr Gehin, neurologie, hôpital neurologique, Lyon
Troubles dysimmunitaires, Dr Cozon, immunologie clinique, hôpital de la Croix Rousse, Lyon
16:20 Pause
16:50 Reprise de la séance plénière
Douleur, fatigue et psychopathologie, Dr Lamothe, psychiatrie, CHS Le Vinatier, Bron
Thérapie comportementale et cognitive, Dr Cungi, psychiatrie, Rumilly
Ateliers
15:00
Discussion autour
A1. Demande de CLM ou de CLD
A2. Reprise après congé maladie
A3. Problèmes d'imputabilité
A4. Fixation des taux en cas d'inaptitude définitive
16:20 Pause
16:50 Reprise des Ateliers
17:30 Fin de la journée pour les participants
18:00 Réunion du comité de pilotage et des rapporteurs des ateliers
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mardi 11 novembre 2003 |
08:30 Accueil
09:00 Les travaux de l'ANMA (Association Nationale des Médecins Agréés)
Rapport des commissions d'études
Assemblée Générale de l'ANMA
10:00 Impulsion des associations régionales
Introduction : Dr Soultanian, AMASE, Marseille
Ateliers
11:15 Fibromyalgie et syndrome de fatigue chronique
Synthèse des travaux et présentation des recommandations de bonnes pratiques pour les médecins agréés
Table ronde avec les membres du comité de pilotage et les rapporteurs des ateliers de la veille
Diffusion des recommandations : Dr MARTI, président de l'ANMA
12:15 Intervention des représentants de la CNRACL et du Ministère de la Fonction publique
13:00 Clôture
| Comité d’Organisation | Comité Scientifique |
Président AMARA |
Marie-Eve CEDOZ Roland COCOZZA Grégoire COZON Pierre-Marie GONNAUD Louis-Pierre JENOUDET Olivier MANGON Dominique PLOIN Elisabeth POUGET Hugues ROUSSET Laurence VALDELIEVRE |
Trésorier AMARA |
Professeur
Jacques TEBIB
Rhumatologie
Centre
Hospitalier Lyon Sud
69395 PIERRE BENI TE cedex
I
Introduction : l’évolution du concept
Le
traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR) a reposé jusqu’au début des
années quatre-vingts sur le principe de répondre aux agressions commises par
le génie évolutif de la maladie au moment de leur survenue. Dans cette stratégie,
dite de « la pyramide », le thérapeute répondait à
l’aggravation du statut du patient en prenant une option thérapeutique éventuellement
plus efficace, toujours en retard sur les progrès de
On arrive aujourd’hui à une vision bien étayée de la prise en charge d’un
patient affecté de la maladie qui implique la prise en compte de nombreux paramètres
sociologiques, cliniques, paracliniques et aussi économiques. C’est au prix
de cette complexe intégration que l’on peut espérer voir se dessiner dans
les années à venir une amélioration du pronostic de la polyarthrite rhumatoïde.
II
Le bilan de prise en charge
Les progrès réalisés dans la
connaissance de la maladie permettent aujourd’hui d’envisager une stratégie
de traitement pour un patient donné à un moment donné de
A
Le statut PR
Le programme de traitement va varier suivant que l’on traite une polyarthrite
débutante, une polyarthrite installée ou une polyarthrite évoluée. En effet,
si les objectifs sont toujours de soulager le patient et de lui assurer la
meilleure condition de vie possible, les modalités pour y parvenir seront différentes
si on s’adresse par exemple à un patient qui vient de débuter sa maladie où
l’accent sera mis sur le contrôle absolu du génie évolutif rhumatoïde, ou
si on a en charge un patient avec de fortes destructions articulaires où
l’ambition sera de maintenir au mieux le statut fonctionnel.
On distingue
ainsi :
L’estimation de l’état du patient au
moment de sa prise en charge nécessite des outils spécialisés afin de le
classer au mieux et de lui assurer le traitement le plus adéquat possible. Ces
outils visent à mesurer le processus inflammatoire ou activité de la maladie
et la dégradation structurale ou
progression de
B
L’activité de la maladie
Elle est basée sur la réalisation de
mesures cliniques et paracliniques qui permettent d’estimer l’état
inflammatoire de la maladie à un moment donné mais aussi la réponse au
traitement.
1
Les échelles cliniques (9)
Elles prennent en compte le vécu
subjectif du patient et des tests d’examen clinique.
a
La mesure du vécu subjectif
Plusieurs mesures sont proposées et ont
été analysées en termes de sensibilité et spécificité. La durée de la
raideur matinale, bien que souvent mal quantifiée par le patient est facilement
réalisable en pratique clinique. Une raideur supérieure à 45 minutes doit être
considérée comme non satisfaisante. La douleur est au mieux mesurée par l’échelle
visuelle analogique où le patient estime l’intensité de sa douleur sur une
ligne horizontale de 100 mm. Le même procédé peut être utilisé pour la
quantification du handicap à un moment donné. Des mesures supérieures à 45
mm doivent être considérées comme anormales. Plus précis mais moins réalisables
en pratique clinique, les questionnaires comme le Health Assesment Questionnaire
(H.A.Q) sont la pierre angulaire de la mesure du vécu subjectif dans tous les
essais thérapeutiques. Des formes simplifiées peuvent être utilisées en
pratique clinique.
b
La mesure objective
L’examen des articulations reste le cœur
l’analyse clinique. On mesure le nombre d’articulations douloureuses et le
nombre d’articulations enflées. Plusieurs méthodes sont utilisées. Il faut
en pratique clinique favoriser la plus simple (mesure sur 28 articulations),
mais des décomptes plus complets existent. Dans une première approximation des
chiffres respectivement supérieurs à 12 et 8 pour la douleur et le gonflement
signent une activité significative.
La recherche de manifestations extra-articulaires en particulier de nodules
rhumatoïdes ou de syndrome de Sjögren, complète cet examen avec bien sûr son
intégration dans l’examen clinique général et en particulier
l’amaigrissement.
3
L’apport des examens biologiques
Ils viennent plus soutenir l’analyse de
l’activité qu’apporter un élément déterminant car dans la PR il existe
une forte corrélation entre les signes cliniques et le syndrome inflammatoire.
Parfois, le caractère dissocié entre un syndrome inflammatoire biologique et
une relative latence clinique fera pousser les investigations vers d’autres
causes intercurrentes.
Le dosage des protéines de la phase active et en particulier de la CRP est très
informatif. La vitesse de sédimentation
demeure l’examen le plus demandé, même s’il est moyennement sensible et
surtout non spécifique.
Les autres mesures biologiques n’ont pas d’intérêt direct dans la mesure
de l’activité. Ainsi les examens immunologiques comme la présence (et à
fortiori la quantification des facteurs rhumatoïdes) n’ont pas leur place
ici.
4
L’apport de l’imagerie
L’analyse radiologique simple n’est
pas informative dans l’analyse de l’activité. En revanche, des techniques
émergentes comme l’échographie (10) ou l’imagerie par résonance magnétique
nucléaire (11) pourraient permettre très précocement un diagnostic
d’arthrite ou de lésion ténosynoviale. Le recul est encore insuffisant pour
que ces examens soient de pratique courante.
C
La progression
La progression s’attache à mesurer la dégradation structurale articulaire
dans le temps qui dépend en grande partie des poussées d’activité de
D
Les facteurs pronostiques
Ils vont permettre d’envisager une
stratégie thérapeutique en fonction de l’évolution probable de
1
Les données socio-épidémiologiques
Le début tardif de la maladie ou son
apparition chez l’homme de moins de 50 ans paraît être un mauvais facteur
pronostique tandis que la PR de la femme jeune est frappée de gravité.
Le niveau social bas et surtout la carence d’éducation est un facteur défavorable
très important.
2
Les caractéristiques de la maladie
Une polyarthrite persistante ou extensive
plus de 6 mois, l’atteinte ténosynoviale au niveau des mains ou
l’apparition précoce de nodules rhumatoïdes sont de mauvais pronostic.
Un syndrome inflammatoire important et persistant au-delà de 6 mois est de
mauvais pronostic.
L’apparition précoce avant 8 mois de lésions radiologiques signe une PR sévère.
3
Les groupes tissulaires HLA DR1 ou DR4
Sont de mauvais pronostic (14). Bien
qu’il y ait aujourd’hui encore discussion sur l’importance de ces
facteurs, le caractère homozygote (DR1/DR1 ou DR4/DR4) ou hétérozygote
DR1/DR4 apparaît encore plus défavorable que le mono allélisme de type DR1/x
ou DR4/x (15).
La présence de facteurs rhumatoïdes marque les PR les plus sévères et son
association aux groupes HLA aggrave encore le caractère défavorable de cette
mesure (16).
III
Les thérapeutiques
Dans l’approche actuelle du traitement
de la PR, les thérapeutiques doivent être indiquées suivant l’état de la
maladie et surtout son pronostic. L’accent est donc mis sur un certain nombre
de points importants.
A
L’apprentissage
Il porte sur des points importants avec
comme seul objectif de faire bien comprendre au patient sa maladie et donc de
mieux le faire adhérer aux traitements. Le thérapeute devra expliquer au
malade le principe de sa stratégie en partant d’une explication simple sur
l’origine de la maladie et sur les traitements utilisés, non seulement dans
leur mode d’action mais aussi surtout dans leur intolérance. Au mieux, ce
type de contact pourra s’établir dans le décours de journées dédiées à
la maladie où le patient rencontrera les différents intervenants (médecins,
infirmières, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, etc.)
B
Le traitement symptomatique
Il comprend classiquement les
anti-inflammatoires et les antalgiques. Ils sont aujourd’hui considérés
comme des traitements adjuvants en permettant de soulager les symptômes, en
attendant la cure apportée par les traitements de fond. A coté des antalgiques
de palier II, la morphine et ses dérivés plus maniables paraissent
aujourd’hui prendre une plus grande place. Les anti-Cox2 bien mieux tolérés
que les anti-inflammatoires classiques seront de plus en plus utilisés
logiquement. Ils présentent, en revanche la même toxicité rénale.
C
Le traitement de fond ou l’algorithme
Il va centrer toute la stratégie du
traitement. Schématiquement, on va tenir compte de la prise en charge précoce
du patient, des PR de pronostic favorable et des PR de pronostic plus réservé.
La prise en charge précoce peut se caractériser par un diagnostic de
rhumatisme inflammatoire chronique non abouti au statut de PR. Dans cette éventualité,
des traitements de fond comme les anti-paludéens de synthèse ou la
Salazopyrine ont leur place, en ménageant pour les premiers la possibilité
d’arthrites entrant dans le cadre de la maladie lupique et pour le second
celle d’arthrites périphériques entrant dans le cadre des
spondylarthropathies séronégatives.
En
toute hypothèse, devant un rhumatisme inflammatoire touchant les petites
articulations et présentant des signes de sévérité, on va user des
inhibiteurs de synthèse des purines ou des pyrimidines en privilégiant
actuellement plus le Méthotrexate que le Léflunomide pour des raisons
historiques et de coût plus modéré pour le Méthotrexate à efficacité égale.
7.5 à 20 mg hebdomadaires sont les doses admises pour le Méthotrexate tandis
que 10 à 20 mg quotidiens sont les doses proposées pour le Léflunomide. Le
traitement sera adapté après 4 à 6 semaines selon le résultat sur les signes
d’activité, en se donnant des limites qui
vont dépendre de l’ancienneté de la maladie, de l’âge du patient et de la
tolérance, en s’attachant toujours à obtenir une activité aussi proche que
possible de l’état de rémission. En cas d’échec, il faudra recourir aux
associations toujours centrées par les inhibiteurs de synthèse des nucléotides
(et surtout le Méthotrexate). Les associations validées actuelles sont au moins
de 4 ordres :
La place de la cortisone est
aujourd’hui plus restreinte que dans les dernières décades du fait de la
meilleure connaissance des traitements à disposition. Cependant, les stéroïdes
proposés à petites doses ont un effet favorable sur la diminution de la
progression articulaire (21), sans entraîner de dommages osseux importants
s’ils sont utilisés à des doses inférieures à 10 mg/j. Aujourd’hui en
dehors d’indications restreintes, les stéroïdes sont surtout utilisés en
associations (voir ci- dessus).
Les traitements biologiques, de développement récent, appliquent à la thérapeutique
les connaissances actuelles sur le déséquilibre qu’il existe entre la
production de cytokines pro-inflammatoires comme l’IL-1 ou le TNFa et leur contrôle insuffisant.
Ces médicaments paraissent très efficaces en terme de contrôle d’activité
et de limite de la progression comme nous l’avons déjà vu, mais ils se
heurtent au coût important d’utilisation. Des progrès importants sont en
cours pour diminuer ces dépenses en usant de techniques moins complexes de
fabrication. L’étanercept (Enbrel)
a obtenu récemment son application dans la polyarthrite débutante au USA.
Cependant, ces nouvelles molécules n’ont pas encore prouvé leur complète
innocuité dans le traitement de patients jeunes.
D
La chirurgie
Elle a un peu perdu de son importance
avec la meilleure prise en charge actuelle mais demeure irremplaçable par le
biais de la chirurgie prothétique. Cependant, les grands progrès actuels
visent à améliorer l’indication chirurgicale de prévention de dégâts
articulaires inéluctables une fois
que le processus de destruction est engagé.
E
Les traitements annexes
Comme la chirurgie, le champ d’action
des gestes locaux s’est significativement réduit. Aujourd’hui, les
infiltrations et synoviorthèses gardent une place de traitement local au niveau
d’une articulation particulière et s’intègrent dans la prise en charge
globale de
IV
Le suivi de la PR
Il passe par une surveillance régulière
du patient au moins deux fois par an avec une possibilité d’intervention plus
rapide en cas de poussée de
V Conclusions
D’importants
progrès ont été réalisés dans ces dernières décades. Ils sont la conséquence
d’une meilleure analyse du processus rhumatoïde
que de progrès dans la découverte de nouveaux traitements même si on peut
aujourd’hui raisonnablement fonder de réels espoirs sur les traitements
biologiques (23).
VI
Bibliographie
Amor
B, Herson D, Cherot A, Delbarre F. Analyse du suivi de patients affectés de
polyarthrite rhumatoïde sur une période supérieure à 10 ans (1966-1978) :
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Tableau 1 : critères de l’ACR
(7)
comparés aux critères proposés par Visser et al (8)
|
|
|
1 |
Durée des signes à la première
visite au moins 6 semaines au plus 6 mois) |
|
1 |
Raideur matinale de durée supérieure
à une heure |
2 |
Raideur matinale de durée supérieure
à une heure |
|
2 |
Arthrites d’au moins 3 articulations |
3 |
Arthrites d’au moins 3 articulations |
|
3 |
Arthrite touchant la main |
4 |
Douleurs bilatérales à la pression
des métacarpophalangiennes |
|
4 |
Arthrites symétriques |
|
|
|
5 |
Aspect radiologique compatible |
5 |
Aspect
radiologique compatible |
|
6 |
Nodules rhumatoïdes |
|
|
|
7 |
Facteurs rhumatoïdes |
6 |
Facteurs rhumatoïdes |
|
|
|
7 |
Présence d’anticorps antifilagrine |
Médecine
physique et réadaptation
Les Massues
69005 LYON
2-MAYER T, MAC
3-OSTELLO : rehabilitation after lumbar disc surgery. Cochrane Review. 2003
4-DANIELSEN : early aggressive exercice for post-operative rehabilitation after
discectomy. Spine 2002 ; 25(8) : 1015-20
rhumatologie
hôpital Édouard Herriot
69437 LYON
cedex 03
médecine interne
Centre Hospitalier Lyon Sud
69395 PIERRE BENI TE cedex
Les
explorations complémentaires confirment
qu'il n'y a pas d'atteinte musculaire objectivable (enzymes musculaires, électromyogramme,
biopsie musculaire avec étude histologique et histochimique). Les seules
anomalies qui ont pu être décrites sont liées au déconditionnement. Au
niveau central (par opposition au niveau périphérique, musculaire), des
anomalies du sommeil ont été notées (envahissement du sommeil lent profond
par un rythme alpha-delta). Des explorations hormonales réservées au
laboratoire de recherche ont pu montrer dans certains cas des anomalies de la sécrétion
de GH,
un abaissement de la somatomédine à rapprocher des troubles du sommeil, une
diminution de la sérotonine et de
Lorsque
les symptômes s’installent de façon assez brutale dans un contexte
d’allure infectieuse, la recherche d’un facteur déclenchant viral ou autre
a été largement recherchée, sans que des conséquences
Les
critères diagnostiques fixés pour la fibromyalgie (ARA en 1990) et pour le
syndrome de fatigue chronique ont essentiellement une valeur pour les recherches
épidémiologiques. Ils n'ont pas réellement de valeur diagnostique. Ils
n'impliquent pas que l'on puisse passer des symptômes au syndrome, sans esprit
critique, et ils ne fondent pas l'existence d'une maladie. Ils ont uniquement
des repères pour une catégorie de patients. Il n'est pas inutile de rappeler
que 2 % de la population générale présente les critères de la fibromyalgie
et que bien entendu tous les intéressés ne consultent pas ou n'atteignent pas
les consultations spécialisées, rhumatologique ou autres, consultations où
ils peuvent représenter jusqu'à 20 % des patients. De nombreux programmes de
recherche consacrés à cette pathologie sont développés dans le monde et si
beaucoup d’inconnues persistent, il est peu probable qu’une cause unique
soit mise en évidence.
C'est
dans cet esprit que le clinicien doit aborder la fibromyalgie :
s'assurer de l'absence d'une cause identifiable et directement accessible à un traitement efficace et adapté. Le jugement doit être essentiellement clinique et il n'est pas raisonnable de multiplier et de répéter des examens complémentaires. Il n'est pas utile non plus de faire, en dehors d’un objectif de recherche, des explorations qui n'auront pas de conséquences thérapeutiques
adopter
précocement une attitude de prise en charge globale tenant compte du
terrain (personnalité, conduite de maladie), des facteurs déclenchants
(infectieux, traumatique ou lié au stress), des facteurs d'entretien ou
d'aggravation et enfin des enjeux professionnels et sociaux.
Sur le plan thérapeutique, l'essentiel est de reconnaître l'état d'hyperalgie diffuse, de ne pas réduire la souffrance à un simple état dépressif, c'est-à-dire à une origine psychologique. Il est utile sur le plan pratique de prendre en compte l'état d'épuisement musculaire douloureux et d'analyser les différents facteurs accessibles à un traitement. Ainsi peuvent être utiles conjointement des soins physiques, avec massages sous infrarouges, réentraînement progressif, des soins pharmacologiques (antalgiques, en évitant les anti-inflammatoires, Tramadol, Amitriptilyne), et une psychothérapie inspirée des méthodes cognitives.
ÉTUDE DE CONSENSUS AUTOUR DE
Recommandations
à l’usage des médecins agréés
Un état des
lieux a été fait, avec une étude de la jurisprudence et une enquête auprès
de la CNRACL et auprès des DDASS : les cas ne sont pas exceptionnels, mais
leur répartition géographique semble non homogène, et ils sont traités de façon
assez diverse.
La recherche
d’un consensus d’experts a été faite selon
Les
participants, au nombre de 16, étaient tous des médecins agréés : 11 généralistes,
2 rhumatologues, 2 psychiatres, 1 médecin légiste. Ils étaient dispersés
dans toute la France, et les échanges se sont faits par messagerie.
Un comité de
pilotage pluridisciplinaire a encadré l’étude.
LES RESULTATS ont porté sur 6 chapitres :
1 – Le choix
de l’expert par les instances chargées du dossier : la préférence est
donnée aux généralistes, rhumatologues et psychiatres, avec proposition
d’un avis pluridisciplinaire pour statuer sur les CLM art 3 et la mise en
invalidité
2 – La
description de l’affection
Le consensus a permis de valider une grille d’analyse des ces syndromes,
conforme aux données de la littérature, en mettant l’accent sur le nécessité
d’un bilan suffisant pour éliminer toute
autre pathologie, l’utilisation d’outils pour apprécier la douleur et l ’invalidation,
l’importance de la durée d ’évolution.
3 – La
demande de congés maladie
Pour la prise en charge en Maladie
Ordinaire (CMO), le consensus rappelle le cadre clair des éléments attendus
pour justifier un arrêt de travail. Il met l’accent sur une prise en charge médicale
et pluridisciplinaire, la certitude du diagnostic, le caractère réellement
invalidant des myalgies et/ou de la fatigue, c’est à dire l’incapacité
physique et / ou psychique de l’agent à l’exercice de ses fonctions. Il
rappelle la nécessité d’une biographie médicale précise des six derniers
mois.
Pour les Congés de Longue Maladie (CLM), le groupe a pris parti pour un cadre
respectant la législation en cours. Il ne souhaite pas voir modifier la liste
des douze maladies ouvrant droit au CLM (consensus fort 81 % au premier
questionnaire). Cependant, il ouvre la porte à l’attribution d’un CLM
exceptionnel dans le cadre de la Fibromyalgie et du SFC (consensus plus faible
69 % au quatrième questionnaire). Les critères d’attribution reprennent ceux
évoqués pour les CMO (certitude diagnostique, tableau clinique invalidant
…), avec la nécessité d’un tableau évoluant depuis au moins un an.
L’absence d’antécédents marqués par des arrêts intempestifs et répétés
paraît également un critère utile. Les experts ont jugés que les dossiers de
demande de CLM devaient être soumis à un collège de 3 médecins
(Rhumatologue, Psychiatre et médecin généraliste) ayant examiné l’agent.
Ces derniers devraient donner leur avis avant de proposer le dossier au CMS
(comité médical supérieur).
En ce qui concerne les recommandations en matière de Congé de Longue Durée,
la prise en charge n’apparaît pas justifiée sauf en cas de pathologie
psychiatrique grave associée, et ceci même si le syndrome est associé à un
trouble dépressif (sans critère de gravité)
(consensus 81 % au deuxième questionnaire).
4 –
Imputabilité au service
Les experts estiment que l’imputabilité à un accident de service ou à une
vaccination ne peut pas être retenue en l’état actuel des connaissances
(consensus fort 81 % au premier questionnaire pour l’accident – 77 % après
discussion autour du problème de la myofasciite à macrophages).
5 -
Recommandations en matière de prolongation ou de reprise :
Le consensus a adopté
la voie de l’écoute, de l’explication et de la négociation, l’accent étant
mis sur l’évaluation des capacités effectives de l’agent et la recherche
de poste aménagé en lien avec le médecin du travail.
6 – Retraites
pour invalidité
Une inaptitude définitive peut être reconnue pour une Fibromyalgie ou un SFC
(consensus fort 87 % au premier questionnaire). Les critères les plus
pertinents retenus pour constituer ce dossier sont la sévérité des symptômes,
la durée d’évolution, l’échec d’un ou plusieurs essais de reprise, la pénibilité
physique du poste, l’âge avancé de l’agent mais aussi l’absence de poste
aménagé (le souhait de l’agent n’est pas un critère jugé pertinent)
Comme pour
l’obtention d’un CLM exceptionnel, le dossier devrait être soumis à un
collège de 3 experts (Rhumatologue, Psychiatre, Médecin généraliste) avant
de prononcer l’inaptitude définitive.
L’introduction
de ces syndromes en tant que tel dans le Barème des Pensions Civiles et
Militaires n’
neurologie
Centre Hospitalier
Lyon Sud
69395 PIERRE BENI TE cedex
les circonstances et le mode d’installation, les éventuelles fluctuations ou modifications au fil du temps, les facteurs aggravants ou de soulagement,
les
traitements proposés, suivis ou non, leur posologie et durée, leurs résultats,
les motifs éventuels d’abandon,
le retentissement sur la vie personnelle (familiale, sexuelle), le sommeil,
le
retentissement professionnel et financier,
le
retentissement sur la vie sociale, relationnelle, les loisirs,
l’impact
en termes de dépendance / autonomie,
la
représentation, voire l’interprétation que le patient fait de ses symptômes,
ses
attentes et perceptions de l’avenir (et celles de son entourage).
L’examen
clinique est remarquablement pauvre, surtout
rapporté à l’importance de la gêne fonctionnelle ; l’appréciation
‘objective’ de la force segmentaire ou des amplitudes articulaires n’est
pas toujours aisée et fiable ; il suffit dans la majorité des cas à récuser
certaines maladies partageant avec la FM ou le SFC la même sémiologie
d’appel : après 40-50 ans, le Parkinson (dont le diagnostic reste
purement clinique) doit être systématiquement recherché. L’examen
neurologique suffit le plus souvent aussi à éliminer une polyneuropathie
ou une SEP ; dans ce dernier cas, l’examen peut être normal mais
s’ils sont douloureux les symptômes restent très focaux.
L’enquête
étiologique s’attache à dépister des facteurs iatrogènes :
hypolipémiants, antihypertenseurs, psychotropes, dépresseurs du SNC,…penser
parfois à un syndrome de sevrage….
Les
examens complémentaires simples visent à préciser le diagnostic différentiel :
NFS, CRP et VS
immunoélectrophorèse sérique
ionogramme sanguin (incluant calcémie et phosphorémie)
transaminases et le cas échéant sérologies des virus B et C
CPK qui doivent idéalement être dosées après 48 heures de repos: elles peuvent être (sub)-normales dans certaines myosites ou myopathies mais il y a habituellement un déficit moteur des ceintures ; l’EMG voire la biopsie musculaire peuvent s’avérer nécessaires
C’est l’évaluation clinique soigneuse (qui peut nécessiter plusieurs consultations), aidée au besoin par un bilan biologique simple, qui permet de resituer les FM et SFC dans leur contexte, ‘primitif ou secondaire’, et de demander d’éventuelles investigations plus approfondies : imagerie, EMG.
rhumatologie
Centre
Hospitalier Lyon Sud
69395 PIERRE BENI TE cedex
Médecine Interne
CH Saint
Joseph – Saint Luc
69007 LYON
l'excès d'émission de gaz (59%),
les
douleurs abdominales (48%),
les
ballonnements (47%),
les
sensation de mauvaise digestion (40%),
la
constipation (35%),
l'aérophagie
(29%),
la
diarrhée (28%),
la
mauvaise haleine (22%),
et la sensation d'évacuation incomplète des selles (19%).
Ils sont
retrouvés dans plus de 15% d'une population saine.
Cette
forte prévalence atteint plus de 50% des patients en cas de fibromyalgie. Pour
bénins qu'ils soient, ces troubles digestifs sont responsables de fortes dépenses
cliniques, endoscopiques et thérapeutiques exprimés en coût direct (lié à
la prise en charge du problème), des coûts indirects (liés aux arrêts de
travail) et des coûts intangibles (expliqués par le retentissement de la
douleur sur l'activité physique et psychique).
Ces symptômes
ont été regroupés en syndromes dont le plus fréquent
est le syndrome de l'intestin irritable. Plusieurs définitions
et/ou terminologies sont proposées (colopathies fonctionnelles, colopathie
spasmodique, névrose colique etc..).
Ils
surviennent plutôt chez la femme (3/1) jeune (< 50 ans). Ils sont caractérisés
par un ensemble de manifestations subjectives chroniques associant des douleurs
abdominales, un ballonnement et des troubles du transit évoluant depuis plus de
3 mois sans altération de l'état général.
La prise en charge thérapeutique doit être multidimensionnelle reposant sur la diététique, les moyens médicamenteux (antispasmodiques neurotropes et musculotropes, anxiolytiques et antidépresseurs), une prise en charge psychologique (psychothérapie comportementale). Cette prise en charge globale prend actuellement de plus en plus d'importance en raison de ces implications fonctionnelles (détresse psychologique, problème de la vie quotidienne, recours aux soins médicaux, automédications) et économiques.
neurologie
hôpital Neurologique
69495 LYON cedex 03
immunologie
clinique
hôpital
de
69317 LYON cedex
04
Des désordres
neuropsychiatriques à type de dépression masquée ou de personnalités
hypochondriaques sont souvent évoqués et peuvent expliquer les symptômes de
certains patients. Une dépression
secondaire est aussi parfois en cause. Il faut cependant noter que certains
patients sont aggravés par les antidépresseurs bien que certaines douleurs de
type fibromyalgiques puissent être améliorées par des tricycliques
Des troubles du
sommeil sont aussi fréquents chez les patients mais la question est souvent de
savoir s’ils sont primitifs ou secondaires à la fatigue ou aux douleurs qui réveillent
les patients. Il existe parfois d’authentiques troubles du sommeil avec des
apnées nocturnes et une hypoxie qui induit un état d’asthénie. Ces patients
sont souvent bien améliorés par une prise en charge spécialisée.
psychiatrie
CHS Le Vinatier
69500 BRON
L'hystérie débusquée
par Freud à partir de la clinique de Charcot qui accueillait avec complaisance
le symptôme cataleptique, n'a cessé de prendre d'autres masques et de
s'accompagner ou d'accompagner d'autres manifestations qui se traduisent dans le
corps et dans la relation à l'autre.
Certaines
paralysies, certains syndromes dits de stress, certaines douleurs surtout sont
liés à un conflit intrapsychique que les symptômes ont pour avantage et même
pour fonction de rendre inaccessible.
L'économie
psychique recherche un équilibre dynamique entre les pulsions et les exigences
de la réalité ou du moi qui aboutit parfois à des compromis difficiles à
comprendre tant l'intérêt immédiat du sujet y paraît desservi. La notion de
" bénéfice secondaire " derrière une situation en apparence désastreuse
pour le malade et très coûteuse pour le moi en énergie psychique et mécanismes
de défense est essentiel et ne doit pas être perdue de vue devant un tableau
clinique parfois très spectaculaire.
Aborder
certaines pathologies "modernes", énigmes médicales émergentes, à
l'épidémiologie galopante à la vitesse des échanges associatifs de symptômes
via Internet, impose de prendre en compte cette dimension sous peine de pérenniser
ou d'aggraver la pathologie en dépensant beaucoup de temps et d'efforts. Mais
la " lucidité " psychanalytique n'est pas une arme à manier sans précaution
et quelques rappels de base s'imposent.
l'abord
psychiatrique d'un patient ne nie pas la composante organique de son état
pas plus que l'esprit n'existe sans corps. Le psychiatre n'est pas contre
les examens complémentaires et les éléments de réalité objectifs même
si il reste critique dans l'appréciation de la place des causes et conséquences
par exemple dans les associations contractures douleurs ou réduction
antalgique des activités psychomotrices. Mais démontrer qui était premier
de l'œuf ou de la poule n'est pas du plus grand intérêt devant une
pathologie constituée et évolutive. En revanche changer la manière de
parler des choses et replacer la manière dont les symptômes sont ressentis
dans un cadre de vie plus large que le corps est utile et nécessaire.
l'abord de toute pathologie à fort retentissement, en particulier douloureuse est affaire multidisciplinaire ou le psychiatre doit apporter son concours bienveillant et prudent mais qui peut souvent éclairer et aider.
psychiatrie
74000
RUMILLY
Ces conduites apportent souvent un bénéfice à court terme mais favorisent la chronicisation à long terme.
Le problème
est d’autre part souvent associé à un trouble psychiatrique, généralement
une maladie anxieuse ou/et un trouble dépressif. Les troubles du sommeil très
fréquents ainsi que l’aggravation régulière par le stress complètent le
tableau et favorisent d’autant plus le retrait et le repos.
Un
cercle vicieux est presque toujours présent :
|
fatigue, douleurs |
" |
repos, retrait |
|
< |
! |
8 |
Les thérapies
comportementales et cognitives (TCC), basées sur la méthode expérimentale et
les théories de l’apprentissage ont pour objectif la mise en place de méthodes
favorisant un meilleur contrôle des symptômes, et l’amélioration de la
qualité de vie des patients.
Quatre
étapes sont nécessaires pour mener une thérapie efficace :
installer
un rapport collaboratif avec la patiente et ses proches
faire une analyse fonctionnelle précise du problème afin de mettre en évidence :
l’histoire
du problème
de
quelles manières le problème est renforcé et s’aggrave
appliquer les techniques
enfin,
évaluer l’impact à court moyen et long terme
Les méthodes
les plus fréquemment employées associent la relaxation et le contrôle de la
douleur, la gestion du stress, la thérapie comportementale centrée sur
l’augmentation progressive de l’activité, la thérapie cognitive, souvent
de la thérapie en groupe, et presque toujours des entretiens avec la famille ou
les proches.
Quand
un traitement antidépresseur est prescrit, la TCC s’intéresse de plus à
l’observance et à l’adaptation posologique.
La communication présente de manière brève, à partir d’un exemple clinique de quelle manière une TCC peut être indiquée et conduite.
LES
TRAVAUX DE L’ ANMA
(Association
Nationale des Médecins Agréés)
rapports
des commissions d’études
Service de Médecine
administrative et de contrôle
hôpital Pitié Salpétrière
75651
PARIS cedex 13
Direction des
Ressources Humaines
Centre Hospitalier Régional et Universitaire
13354
MARSEILLE cedex 02
Le projet de
charte qui a été soumis aux participants de la 2è journée nationale de médecine
agréé (qui s’est tenue à Bordeaux le 9 Novembre 2002) a été quelque peu
affiné depuis l’année dernière.
On peut considérer
qu’elle est maintenant prête ; aucune proposition de modification n’a
été faite depuis plusieurs mois.
Notre souhait
étant d’uniformiser et de valoriser l’activité des médecins agréés, il
nous est apparu souhaitable, dans un premier temps, d’essayer d’en obtenir
la validation par le Conseil National de l’Ordre des Médecins (la demande
sera faite après les 3è journées nationales de médecine agréée, des
modifications pouvant encore y être apportées les 10 et 11 Novembre 2003).
COMMISSION
HARMONISATION DES PRATIQUES
PROJETS POUR 2003 – 2004
Service de Médecine
Statutaire
Hôtel Dieu
69288 LYON cedex 02
auprès des médecins
agréés et des tutelles
publication
Ouvrir de nouveaux chantiers
Choisir
de nouveaux sujets : (par exemple)
porteurs de
virus (VHB, VHC, HIV) et aptitude au travail en milieu soignant (ou
collectivités)
imputabilité
des affections péri-articulaires (tableau n° 57) : conditions
d’exposition requises
critères
d’attribution d’un CLD 2-2…
Réunir les travaux déjà effectués sur
le sujet
groupe
de travail à l’initiative de la DGS pour déterminer notamment
s’il y a lieu d’instaurer un dépistage systématique des virus
des hépatites B, C et du VIH chez les soignants (et les
patients…)
Rédiger des propositions de
recommandations à partir de la bibliographie, adaptées à la pratique
de la médecine agréée
Réunir un groupe d’experts (spécialistes
reconnus sur le sujet + médecins agréés) pour discussion, corrections
éventuelles, et validation finale des recommandations :
un
travail préparatoire pourrait avoir lieu par échange de messagerie
(étude et commentaires écrits sur les propositions de
recommandations)
réunion finale
pour débat oral et rédaction des recommandations dans leur forme définitive
Diffuser les recommandations au
cours des prochaines journées, avec un travail pédagogique pour
appropriation par les participants
par courrier
auprès des DDASS
sur les sites
de la CNRACL et des associations de médecine agréée
Moyens à mettre en œuvre
création
d’une banque d’idées pour les sujets à aborder + spécialistes
de la question
constitution
de la commission : quelques médecins agréés susceptibles
d’animer le travail en commission (prévoir des échanges réguliers
par messagerie, une réunion téléphonique tous les deux mois, une
rencontre tous les six mois) : choix des sujets, plans
d’action, suivi de la diffusion.
en fonction du sujet abordé, participation plus active au sein d’un groupe de travail
Président de
l’AMASE
Mais une erreur
s’était glissée dans la note d’information diffusée à l’issue de la Réunion
de Bordeaux et mon adresse e mail était fausse… ceci expliquant peut être
cela.
l'AMASE qui a
été créée en 1996 : c'est l'association des médecins agréés du
sud-est.
l'ALEMA qui a
été créée en 96 également et se dédouble en Association d’Île de
France et en Fédération des Association Régionales.
l'AMARA qui a
été créée en 2000 : c’est l'association des médecins agréés Rhône-Alpes
Chaque région et chaque Faculté ayant ses particularismes, ils n’est évidemment
pas question de chercher à fixer de façon rigide un programme commun
unique de DU mais plus tôt, dans un premier temps, de comparer les différents
programmes existants et de déterminer l’importance relative à donner à
chacun des grands sujets abordés
Textes
et réglementation
modes de
fonctionnements administratifs.
contrôle et prévention
embauche et réforme.
droits et
devoirs.
principales
pathologies.
COMMISSION
PARTENAIRES DES MEDECINS AGREES
Centre
Hospitalier Lyon Sud
69395 PIERRE BENI TE cedex
Docteur Pierre WOLF
Service de Médecine
Statutaire
Hôtel Dieu
69288 LYON cedex 02
Introduction
Sur
des domaines où les connaissances qui permettraient en toute connaissance
d'apprécier la réalité des infirmités invoquées manquent, il est nécessaire
et indispensable de définir une méthodologie qui permette de limiter les appréciations
subjectives et de se fixer un certain nombre de règles à appliquer, afin de réduire
les interprétations dans le respect du droit existant.
Il convient de se doter de références acceptées par tous qui permettront aux
médecins d'avoir une approche rigoureuse et scientifique visant à réduire les
inégalités, afin d'apprécier les préjudices d'une façon cohérente. Il en
va de la justice sociale et de la lisibilité de notre action.
1)
Des décisions argumentées sont nécessaires dans notre activité
Vous
ne l'ignorez pas, derrière l'évaluation il y a le paiement. On se doit de
rendre claires nos décisions, même si la connaissance médicale est
insuffisante. La personne est en droit d'attendre de notre part cette lisibilité,
et elle ne doit pas être renvoyée d'un acteur à l'autre avec des explications
contradictoires, il en va de notre crédibilité. Après, si la personne n'est
pas satisfaite, il y a les tribunaux, mais ce n'est pas à chacun de faire le
droit.
2)
Vos travaux sur la fibromyalgie y contribuent et doivent être diffusés.
En ce sens, les travaux menés doivent trouver une concrétisation directe, et
soyez assuré, qu'à notre niveau, nous les utiliserons et les porterons devant
les instances susceptibles de nous apporter des réponses ou de les valider.
Par ailleurs, nous en ferons la promotion sur le site Internet et les
instructions opérationnelles qui seront mises à disposition début avril 2004.
3)
Des observations qui doivent être prises en compte dans le cadre des travaux
sur la simplification administrative
Je pense que l'on doit trouver un équilibre entre l'aspect médical, l'intérêt
que représentent les travaux cités et la mise en adéquation des contraintes
de chacun. C'est une vision « orientée patient » qui demande que
l'on mette tout en oeuvre pour simplifier les choses dans le respect du droit
existant. La tendance aujourd'hui est à la simplification des procédures. Si
l'intention est noble, parfois, lors de la parution des textes, c'est l'inverse
qui se produit. Mais nous ne devons pas en rajouter chacun à notre niveau, nous
devons avoir à l'esprit que nos insuffisances sont génératrices de
complications nuisibles à l'efficacité recherchée.
Nous devons créer des liens durables afin de rechercher en commun des solutions
aux problèmes rencontrés, nous avons notre propre responsabilité, elle n'est
pas toujours chez les autres. Nous devons en permanence rechercher des solutions
pour nous améliorer et apporter le service escompté avec la conviction que les
solutions répondent au présent, mais qu'elles ne sont pas toujours durables et
que dans un monde en mouvement les choses bougent et changent.
Notre présence aujourd'hui va dans le sens de la coopération et je suis
heureux et même fier de vous voir prendre en charge la médecine agréée et
que vos journées doivent parvenir à cet équilibre recherché. On ne peut se
contenter d'avoir raison sur le plan scientifique, et sans vous faire injure, il
faut apprendre à travailler avec l'administration et cela ne s'invente pas.
J'ai parlé de notre environnement qui bouge, la réforme des retraites sera un
élément à prendre en considération, car il aura des effets sur le
comportement des personnes. Même si nous connaissons son contenu, nous n'avons
aucun texte réglementaire sur la façon dont nous devons nous organiser pour
faire face aux nouveaux comportements induits par cette réforme.
En
effet, sans entrer dans le détail de la réforme des retraites qu'Éric LANAU
va vous présenter, il est clair que l'objectif est de faire travailler les gens
plus longtemps et que l'on supprime progressivement les différents dispositifs
qui permettaient de partir plus tôt ou, du moins, on réduit considérablement
l'aspect attractif.
Aussi
l'invalidité sera, comme cela l'a toujours été, un moyen de contourner le
système.
Certes,
il ne faut pas douter de l'honnêteté des citoyens et minorer la réalité des
pathologies invalidantes, mais il serait naïf de croire que certains ne le
feront pas.
On
doit donc s'attendre à une pression importante autour de l'invalidité dans les
années à venir.
Objet de l’intervention :
les
conséquences prévisibles de la réforme des retraites sur le traitement des
dossiers d’invalidité dans les fonctions publiques territoriale et hospitalière.
Introduction
La
Caisse des dépôts travaille activement à la mise en place de la réforme des
retraites depuis le mois de mai, afin d'être prête pour appliquer la nouvelle
réglementation au 01/01/2004.
Avant de vous présenter l'analyse que nous avons faite des conséquences de la réforme des retraites sur le traitement des pensions d'invalidité, je vais brièvement vous présenter les travaux réalisés par la CDC pour mettre en place la réforme des retraites dans les délais prévus.
I) Description des travaux menés à la CDC
A)
Des travaux réalisés dans un contexte juridique instable
C'est un énorme chantier sur lequel la direction des retraites de la CDC a beaucoup investi.
B)
Une complexification des règles à appliquer
Dans ce contexte, nous vous présentons notre analyse sur les modifications qui vont avoir des incidences sur le traitement des pensions d'invalidité.
II) Les incidences sur la liquidation des pensions
A)
Les dispositions modifiées et les concepts nouveaux
1)
Dispositions modifiées
2) Concepts nouveaux
B)
Les impacts prévisibles en matière d'invalidité
1)
Ce
qui va impacter directement l'invalidité
2)
Des
modifications importantes à attendre dans le comportement des agents
Conclusion
Pour
éviter cette dérive, ils vont devoir donner des instructions précises aux
différents acteurs de l'invalidité
Une collaboration efficace entre les différents partenaires, et plus particulièrement entre le payeur et les médecins agréés, est une condition préalable si l'on veut devenir une force de proposition vis à vis des pouvoirs publics, au service de l'intérêt général.
Propositions
de la Caisse des dépôts et consignations aux représentants de la médecine
agréée.
Nous
vous proposons de nous aider à finaliser le projet d'information à distance
sur les procédures opérationnelles, notamment en participant à la
construction de certaines fiches thématiques et de cas pratiques.
L'objectif est de mettre à disposition de l'ensemble des acteurs un outil
pratique qui permette à chacun de disposer de l'information nécessaire à son
activité. Pour ceux qui dispensent de la formation, il est nécessaire de
disposer d'un support de référence qui leur permette d'utiliser une base de référence
pour les supports utilisés en vue d'harmoniser les enseignements dispensés.
Participer
avec la CDC à la rédaction des procédures de travail et valider les modes opératoires
qui intègrent les différentes composantes du processus décisionnel
Nous allons entrer dans l'ère de la dématérialisation et de la certification
de l'invalidité et il est nécessaire de formaliser les procédures mais aussi
de se mettre d'accord sur la façon d'échanger et les outils utilisés.
Éric LANAU pilotera ce dossier et les groupes de travail dans lesquels nous
souhaitons que vous ayez des représentants.
Je souhaite que ces deux dossiers fassent partie du programme des futures journées
qui seront organisées.
Nous attendons donc une réponse de votre part sur ces deux propositions ce qui n'exclut, pas bien entendu, d'autres sujets, mais ceux-ci me semblent primordiaux.
remercie
pour leur participation aux
Envoyez un courrier électronique au
Dr Pierre Wolf pour
toute question ou remarque concernant ce site Web.
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